BERNARD BOMBOIS

Bernard Bombois est né le 18 juillet 1946. Son exercice de médecin chirurgien l’a amené à fréquenter avec assiduité différents galeristes et à s’imprégner de l’œuvre d’artistes qui ont forgé de près ou de loin sa fibre artistique.

Neurologie, chirurgie, curiosité, mémoire, passion sont des fenêtres à cette obsession dendritique.

La couleur, l’harmonie, les voyelles, les notes de musique ont une couleur, les cicatrices également.

Première exposition « Opere » à l’atelier Manjari & Partners en novembre 2016

Deuxième exposition « Résonance » à l’atelier Manjari & Partners en novembre 2019

Résonances

« Matière », voilà le mot qui résonne à nos oreilles lorsque l’on pose les yeux sur l’œuvre de Bernard Bombois.
La matière, Bernard Bombois a passé toute sa vie à son contact. S’il y a bien un sens particulièrement développé chez lui, c’est celui du toucher.
De tailleur de pierres dans une carrière de grès rose en Alsace à artiste peintre et chirurgien orthopédiste, Bernard a toujours été sensible au toucher, aux reliefs, aux matières. Mais aussi, fonction de ses sensibilités personnelles, aux couleurs.
L’art abstrait tente de donner une contraction du réel ou encore d’en souligner les failles à défaut de représenter ce que nos yeux choisissent de voir.
Bernard Bombois s’affranchit ici de la fidélité à la réalité visuelle. Il propose sa vision du monde et plus, il se met à nu, dévoilant à qui veut bien le voir, sa personnalité et son histoire.
Si Bernard Bombois doit se réclamer d’un maître, ce ne serait pas d’un homme, mais de tous. Il souhaite transmettre, restituer une part de ce qu’on lui a donné dans sa carrière, dans sa vie privée : de l’écoute, de la bienveillance, de la confiance, de la joie, de la fierté …de l’amour !
C’est avec beaucoup de pudeur que Bernard Bombois nous dévoile son exposition « Résonances ». De toutes tailles, sur tous supports allant de la toile à l’ardoise, passant d’un jaune ocre à un bleu tempête sur le mur d’à côté.
Ses tableaux sont le reflet de sa générosité, de sa personnalité. Certains transpirent son passé de chirurgien. On y lit les entailles au couteau, les reliefs de peinture semblables aux couches de l’épiderme, à contrario, on y voit aussi le lâcher-prise d’un professionnel du contrôle. Le couteau, créateur de rigueur, est aussi révélateur du peintre que du chirurgien.
D’un côté le médecin minutieux dont le scalpel est une extension de lui-même, préparant au millimètre près son intervention. De l’autre, un artiste peintre au couteau s’essayant au dérapage, ne sachant pas où sa création trouvera sa fin. Se laissant aller à une liberté de mouvement, synonyme de violence et de mélancolie à la fois.

Anne-Erell Le Bronnec