Corpus

La Galerie-atelier Manjari and Partners, 9 cité de l’ameublement Paris 11e, est heureuse d’accueillir le parcours parisien d’événements dédiés à la création contemporaine du bijou français et international, le festival PARCOURS BIJOUX, du mercredi 7 octobre au samedi 24 octobre 2020. Pour cette occasion, Corpus 9 investira la galerie de ses plus percutantes créations.

L’Exposition.
L’art du bijou et la peinture hyperréaliste se rencontrent autour d’un même sujet « Je ne suis pas un robot ». Au cœur de ce télescopage atypique, dix artistes-bijoutiers de l’association Corpus 9 et le matte painter, illustrateur, photographe, Jean-Marie Vives.
Cette exposition collective est une première pour la Galerie Manjari and Partners. Un moment pluridisciplinaire où les matières, les univers et les savoirs-faire se mêlent pour ne former qu’une seule et même exposition.

Je ne suis pas un robot évoque les tests Captcha© auxquels nous sommes régulièrement confrontés sur Internet et que nous devons décoder pour prouver à un serveur que nous sommes bien humains. Cette thématique pose la question de la place de la création, et plus particulièrement du bijou à l’heure de l’Intelligence Artificielle et de la progression fulgurante des technologies.

Tel un androïde en pièces détachées, nous ne devinons pas de suite la fonction du bijou. Mais n’est- ce pas le propre de l’art contemporain ? Balayer l’immédiateté, observer, se laisser courtiser pour trouver du sens et parfois même, le sens.
Pour renforcer la thématique de cette exposition de bijoux, l’artiste Jean-Marie Vives nous offre ses plus belles IA : ses gynoïdes. Une peau laiteuse sur un corps mécanique, un regard pénétrant. Plus vraies que nature, elles se pavanent avec fierté et défiance sur les murs de la galerie, veillant à la sécurité de leurs ornements.

Une exposition résolument avant-gardiste, contemporaine et féministe. Il ne tient qu’à vous de venir faire parler les artistes !

Artistes exposés :

Artistes-bijoutiers : Catherine Abrial, Brune Boyer, Christophe Burger, Véronique Buri, Olivier Daunay, Marie Debourge, Florence Lehmann, Astrid Meyer, Otwell Nègre, Maud Rottier. Artiste plasticien : Jean-Marie Vives.

  • ➢  Tout savoir de la Galerie Manjari and Partners → http://manjari-partners.com/
  • ➢  Plus d’informations sur l’événement PARCOURS BIJOUX →

Anne-Erell Le Bronnec

Chargée de communication freelance pour la Galerie Manjari and Partners

Informations pratiques :

  • ➢  Métro ligne 8 Faidherbe-Chaligny
  • ➢  Bus 86 Faidherbe-Chaligny
  • ➢  Métro ligne 9 Charonne.

Accueil

Contact Presse artistes Corpus 9 Christophe Burger – représentant du collectif. ch.burger@vialis.net
06.76.77.84.30

Contact Presse Manjari and Partners Marie-Laure Vives – administratrice.

manjari.partners@orange.fr 06.74.95.00.25

OLivier Daunay

 

Je ne suis pas un robot… Il ne suffit pas de le dire.

Nous sommes tous des robots, nous répétons et reproduisons des mots, des gestes, des idées, des schémas qui ne sont pas les nôtres, jusqu’à des sentiments.

Je ne suis pas un robot. J’essaie de déconstruire dans ma vie tout ce qui m’est imposé par un système que je n’aime pas.
À travers le bijou, on peut identifier certains de ces travers déplaisants, l’apparence plutôt que l’essence, la primauté de l’argent plutôt que la caractéristique humaine, la rhétorique plutôt que la pensée, la médiocrité organisée pour sauver une oppression systémique.

Je ne suis pas un robot. Mon principal effort, celui qui me guide depuis longtemps est de disparaître en tant que bijoutier. Chacun et chacune est sa propre bijoutière. Personne ne peut s’exprimer à la place d’un autre.
Je ne veux pas raconter d’histoire et encore moins d’anecdote dans mon travail.
Je veux juste être moi.
Je serais bien content d’y arriver un jour…

Le robot peut faire des choses compliquées
Je peux imaginer des choses complexes
Le robot peut produire vite
Je sais aller lentement et profiter de la vie.

Je crois que je vais rester comme je suis, tout sauf un robot !

 

Véronique Buri

 

Je ne suis pas un robot 
Arpenteuse des bois et des montagnes, je prends la mesure des choses.
Je ramasse des branches coudées, nouées, révélant un accident de croissance.

Le TOUCHER, du regard à la main, caresse une matière laissée brute où les traces visibles du geste et de l’outil attendent une patine future engendrée par les sécrétions d’une PEAU.

Volonté affirmée et consciente d’un processus, celui de la lenteur et de la décroissance.

 

Catherine Abrial

 

Du plus petit qui me compose au plus grand qui m’entoure,
Du plus petit qui m’envahit au plus grand sans limite,
Hier là bas, aujourd’hui ici, demain ailleurs,
Tout est mouvement, ni début, ni fin,
Un cycle infini de vies et de liens…

 

Christophe Burger

 

Introduire du « peut-être » là où règnent le 0 et le 1

 

Florence Lehmann

 

No face no name
S
érie de boucliers faciaux

Disparaître aux yeux des caméras de surveillance,
échapper au contrôle,
aux algorithmes de reconnaissance faciale.

Questionner le bijou, questionner la société.
Choisir d’apparaitre pour disparaitre.
Dialectique des contraires
Le visible invisible, l’invisible visible

Être paré à résister
No face no name.

Suzanne Otwell Nègre

 

Imperfections, doutes, joies, regrets, plaisirs, repentirs, satisfactions : faits de mes mains autant que de mes émotions, mes bijoux sont tous différents, tous uniques, car ils portent les marques de ce qui fait l’humain.
CAPTCHA, acronyme pour Completly Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart.

Vérifiez si vous êtes humainsur ce CAPTCHA fait à la main par un humain.
Sélectionnez des carrés avec des feuilles.

Maud Rottier

 

Loin de sanctionner l’évolution de l’Intelligence Artificielle et la progression fulgurante des technologies, ce travail a pour but de défendre la notion d’erreur, d’imperfection, d’interprétation subjective présente dans la création humaine.
Au début, il y a la pièce originale : le coquillage fossilisé. Ensuite vient le geste créateur, celui de reproduire à l’identique cette forme première. La matière plastique et le travail par strates sont là pour rappeler les imprimantes 3D.

Mais ce n’est juste qu’une évocation lointaine, car la reproduction parfaite n’existe pas dans ce travail.

Ce n’est qu’un leurre.

Grâce à la fabrication manuelle, ces duplicatas sont finalement tous différents, amenant variété et richesse, cassant la monotonie d’une série « mécanique ».
La différence est mise en exergue, égrenée par de petits modules pouvant devenir entre les mains de l’Autre des « duplicata » à arborer (grâce aux aimants) de façon personnelle.

 

Astrid Meyer

 

Larmes
de joie, de peine…
elles nous révèlent ce qui se tait de l’homme,
signe de notre pesanteur humaine et de notre divine apesanteur,
elles sont l’expression d’une sensibilité qui dit la solidarité de la conscience et du corps.
Un robot ne souffre ni ne se réjouit, il est sans doute possible de le programmer pour qu’il ait des réactions extérieures, mais il ne ressentirait rien, lui.

Marie Debourge

 

Sous le robot, l’Humain.

Les morceaux de métal retrouvés dans la nature

usés par le temps, me font souvent penser

à de vieux robots déchus.

J’ai utilisé le fil de cheveu, référence au fil de la vie tissé par les Parques, Maîtresses du sort des Hommes.

Lentement et longuement accumulé, comme une sorte d’obsession très profonde, irrationnelle, la forme se précise, évolue, change de teinte, de matière au cours des mois.

Ces intérêts propres à chacun, ces spécificités individuelles, n’est – ce pas ce qui nous rend le plus Humain ?

 

Véronique Buri

Je ne suis pas un robot 
Arpenteuse des bois et des montagnes, je prends la mesure des choses.
Je ramasse des branches coudées, nouées, révélant un accident de croissance.

Le TOUCHER, du regard à la main, caresse une matière laissée brute où les traces visibles du geste et de l’outil attendent une patine future engendrée par les sécrétions d’une PEAU.

Volonté affirmée et consciente d’un processus, celui de la lenteur et de la décroissance.