FERDINAND BOUTARD

COUP DE SANG !

Exposition des tableaux de Ferdinand Boutard

du jeudi 2 au samedi 18 décembre 2021

& du jeudi 6 au samedi 22 janvier 2022

Vernissage le jeudi 2 décembre de 17 à 21 h.

https://www.ferdiferdi.com/

   
Après une formation en écoles d’art, Ferdinand a choisi de se consacrer à l’animation en intégrant l’école des Gobelins. Une fois ses études terminées, il a tracé un chemin qui l’a amené à travailler sur divers projets de courts et de longs-métrages, dont quatre productions personnelles. En 2011, il a décidé de devenir ce qu’il sait avoir toujours voulu être : peintre. Du papier à l’ordinateur, de l’acrylique à l’huile, Ferdinand a expérimenté toutes sortes de médiums. Ces déambulations artistiques informent une vision qui a su évoluer tout en restant résolument personnelle. Avec la peinture, il a trouvé le défi de toute une vie. Grand admirateur de Caravage, Velazquez, Vermeer, Schiele et Rockwell, Ferdinand cherche à remettre un certain classicisme au goût du jour, d’une manière qui réconcilie humour et rigueur.

Entendu à la galerie Manjari & Partners

– Alors, avez-vous fait le tour ?

– Oui.

– Et bien, qu’en dites-vous ?

– Ce que j’en pense ? Je vous le dirai mais vous moquerez-vous ?

– Vous me connaissez.

– C’est pour cela que je vous pose la question.

– Je n’en ferai rien, je vous l‘assure.

– Me direz-vous également votre avis ?

– Promis.

– Je trouve ce travail tout simplement époustouflant !

– Comme vous y allez.

– Je le trouve. Vous connaissez mon goût pour la narration ? Vous savez à quel point je n’entends pas la peinture sans cette dimension. Et bien je ne l’ai pas ici perdue une seule fois. Dans cette peinture, tout est avant tout narration. S’il n’y avait pas eu tant de monde aujourd’hui, je serais volontiers resté plus longtemps devant chaque toile à ne serait-ce qu’imaginer les tenants et aboutissants de chaque tableau.

– Je dois admettre pour ma part que tout ceci me laisse circonspect. Ce monsieur cherche-t-il la provocation ? Il me semble qu’aujourd’hui, il lui faudra faire plus fort. Des pisseuses ? Déjà vu chez Rembrandt. Un poulpe en guise de culotte ? Déjà vu chez Hokusai. Je ne vais pas vous faire la liste. En ce sens, ses efforts me semblent vains.

– A moins que cela ne soit pas le propos.

– Et quoi d’autre ?

– Je vous le dis : la narration.

– Quoi ?

– Oui, le simple plaisir de raconter une histoire.

– Admettons. Nous n’allons pas disserter des heures à ce sujet. D’autant qu’en revanche, j’ai été particulièrement séduit par la manière.

– Ah ? Vous trouvez ?

– Mais certainement.

– Sur ce point, je dirais en revanche que ce monsieur a encore bien du travail…

– Je vous arrête à l’instant ! Le fait que ce soit différent ou même pourquoi pas, incomparable, n’a rien de commun avec le fait de savoir peindre. J’irais même plus loin : il s’agit là d’une signature . Ce grain se reconnaît entre mille.

– Ah ça ! Je vous l’accorde, c’est unique !

– Et n’est-ce pas là une qualité ?

– Hm… Il me faut reconnaître que l’on peut le voir de la sorte.

– Quoi qu’il en soit, il est un point sur lequel nous nous accorderons tout deux : punaise, c’est carrément pas cher !