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A l’occasion de l’exposition des tableaux de Marie Mallard
Du 21 octobre au 13 novembre 2021.

 

PHILIPPE GUILLEMET

1949 – 2021

Philippe Guillemet est né le 12 mars 1949 à Angers, dans le Maine & Loire. Confronté très jeune à l’art du dessin, il va s’initier à la peinture à fresque et au vitrail avant de fréquenter l’École des Beaux-Arts, où il rencontre la sculpture et la technique du bronze.
Dés lors, il exerce le métier de sculpteur et pendant 40 ans, il enseigne les Arts plastiques et l’Histoire de l’Art à l’École Spéciale d’Architecture à Paris. Artiste passionné et ouvert, ses domaines d’intervention ne se limitent pas à la recherche, mais engagent, dans un souci d’échelle, un dialogue constant avec l’architecture, le paysage urbain, le mobilier, et très récemment la lutherie…

Son oeuvre multiple, le plus souvent figurative, s’exprime par aphorismes, dont la concision et l’ironie sous-jacente invitent le spectateur à la réflexion.
La commande publique et diverses initiatives privées et/ou médiatiques font partie de son travail. Il est ainsi l’auteur du trophée des Victoires de la Musique, et, tout récemment, d’un impressionnant travail sur les instruments de mesure pour le musée historique des sciences arabo-islamiques au Sultanat d’Oman.

Exposition à la galerie 2016 – 2017 – 2018

Décédé le 13 août 2021

Expositions anterieures

Il était une fois un jeune peintre qui habitait Delft, dans les Provinces-Unis. Son nom était Fabritius. Carel Fabritius. Il avait fait son apprentissage chez le plus grand maître incontesté de l’époque, à savoir Rembrandt Harmenszoon Van Rijn. Ce dernier considérait son élève comme le plus doué, voué à une brillante carrière, et le reconnaissait comme son fils spirituel.
En l’an de « grâce » 1654, un effroyable incendie ravagea la ville, le feu s’entendit jusqu’à l’Arsenal et la poudrière explosa faisant plus de 600 morts. Le pauvre Fabritius, dont l’atelier jouxtait ces murs, disparut et avec lui la quasi totalité de son œuvre. Nous ne connaissons aujourd’hui qu’une dizaine de toiles disséminées à travers le monde.
Le « Chardonneret » est une jolie petite peinture (c. 34 x 23 cm), minutieusement conservée au musée Mauristhuis à La Haye. Elle représente cet élégant passereau agrippé à son perchoir et retenu par une chaîne. Nulle méchanceté la-dedans, l’oiseau chante très bien, on l’incite même à faire ses vocalises, et lors des concours, son ramage pouvait faire gagner quelque denrée propre à améliorer l’ordinaire.
Si un jour vous passez par La Haye, n’entrez pas en ces lieux, fuyez, vous risquez de contracter une maladie incurable, le syndrome de Stendhal, et elle vous tiendra jusqu’à la fin de vos jours.

« After Carel », fusain, craie noire, pastels secs et pastels à l’huile sur Arches, format Jésus (56 x 76 cm), 2018.

« Fighting birds », fusain, craie noire, aquarelle, format Jésus (56 x 76 cm), 2018.